Nuancier

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Historique du rotin
Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, seuls les vanniers-osiéristes
étaient connus en Europe. C'est à cette époque que des marins
Hollandais, Anglais et Français rapportèrent
de leurs voyages
en Extrême-Orient des tiges de rotangs (nom indigène du rotin)
et que les habitants des îles lointaines utilisaient pour faire toutes sortes d'objets utilitaires
ou décoratifs.
Il s'agissait d'une longue liane épineuse et grisâtre.
Les îles Philippines l'ont baptisée "rotang" qui, une fois traduit donne
le mot "rotin" ou canne des Philippines.
Nos artisans eurent l'idée de les utiliser coupés en lanières et d'en garnir
les sièges : le cannage était né.
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Il faut cependant attendre la fin du règne de Louis XIV pour
que le cannage soit recherché. Sous la Régence et Louis XV les
meubles cannés furent très en vogue.
Le Cannier devient le Vannier de luxe. Il fut alors rattaché à la corporation des Vanniers Faiseurs de
sièges dont le regroupement datait du Moyen Age.
C'est à la fin du XIXe siècle que l'industrie du rotin redémarre vraiment. Il lui fallait pour cela
rechercher une main-d'oeuvre spécialisée et qualifiée pour 1e tissage notamment.
Cela permit le développement de centres spécialisés de fabrication
dans des régions à vocation vannière, comme Fayl-Billot en Haute-Marne (siège de l'école nationale
de la vannerie).
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